L’enfant que vous étiez n’a pas disparu
Fermez les yeux un instant. Rappelez-vous cet après-midi d’été où, enfant, vous observiez une coccinelle remonter un brin d’herbe — entièrement absorbé·e par ce minuscule spectacle, sans passé à ruminer, sans avenir à redouter. Juste la coccinelle, le brin d’herbe, et vous.
Que s’est-il passé depuis ?
La vie, bien sûr. Ses joies, mais aussi ses blessures, ses déceptions, ses deuils. Et avec eux, progressivement, un alourdissement : des culpabilités accumulées, des rancunes enkystées, des jugements durcis sur soi et sur les autres, des croyances limitantes installées comme des meubles dans un appartement qu’on n’a jamais choisi.
L’enfant curieux, émerveillé, pleinement vivant dans l’instant — cet enfant intérieur n’a pas disparu. Il est encore là, quelque part en vous, attendant qu’on lui rouvre la porte.